▪ Il n’existe pas d’obligation générale d’équiper toutes les entreprises françaises d’un défibrillateur automatisé externe (DAE).
▪ Le décret n° 2018-1186 du 19 décembre 2018 impose un défibrillateur dans certains établissements recevant du public (ERP), selon leur catégorie et un calendrier échelonné entre 2020 et 2022.
▪ Un défibrillateur d’entrée de gamme coûte entre 900 et 2 800 euros à l’achat, auxquels s’ajoutent 240 à 480 euros de maintenance annuelle (Companeo, 2026).
▪ Un défibrillateur automatisé externe peut être utilisé par toute personne, formée ou non : l’appareil guide vocalement chaque étape et refuse le choc si le rythme cardiaque ne le justifie pas.
▪ Chaque minute gagnée avant le premier massage cardiaque augmente les chances de survie d’environ 10 % (Fédération Française de Cardiologie).
Le défibrillateur est-il obligatoire en entreprise ?.
| Non, il n’existe pas d’obligation générale pour les entreprises. Le décret n° 2018-1186 du 19 décembre 2018 cible les établissements recevant du public (ERP), pas les entreprises en tant que telles. Une entreprise n’est concernée que si ses locaux sont eux-mêmes classés ERP. |
Le décret précise les types d’établissements concernés : établissements sportifs clos et couverts, salles polyvalentes sportives, établissements de soins, structures d’accueil pour personnes âgées ou pour personnes handicapées, hôtels-restaurants et refuges de montagne, entre autres (Légifrance, décret n° 2018-1186 du 19 décembre 2018). La liste des catégories concernées évolue par décrets successifs : vérifiez la version en vigueur sur service-public.fr avant toute mise en conformité.
Le terme ERP désigne tout local où du public est accueilli, même occasionnellement : accueil client, salle d’attente, showroom, réfectoire ouvert à des visiteurs. Un siège social sans accueil de public n’entre généralement pas dans cette définition, mais une agence commerciale ou une boutique attenante à vos bureaux peut, elle, être classée ERP.
Dans quels cas la présence d’un défibrillateur devient obligatoire.
| L’obligation suit un calendrier par catégorie d’ERP : catégories 1 à 3 depuis le 1er janvier 2020, catégorie 4 depuis le 1er janvier 2021, certains établissements de catégorie 5 depuis le 1er janvier 2022. Votre entreprise est concernée si elle exploite un site ouvert au public relevant de l’une de ces catégories. |
▪ Établissements sportifs clos et couverts, et salles polyvalentes sportives.
▪ Établissements de soins.
▪ Structures d’accueil pour personnes âgées.
▪ Structures d’accueil pour personnes handicapées.
▪ Hôtels-restaurants et refuges de montagne.
Hors de ces catégories, l’employeur reste libre d’équiper ses locaux. Le même principe de calendrier progressif existe pour d’autres équipements de sécurité, comme le rappelle notre article sur l’obligation de l’extincteur en entreprise.
La Fédération Française de Cardiologie, à travers sa campagne « une vie, trois gestes », encourage une installation plus large que le strict périmètre légal, en particulier dans les lieux de forte affluence ou d’activité physique. C’est une recommandation de bonnes pratiques, pas une obligation réglementaire.
Combien coûte un défibrillateur en entreprise.
| Un défibrillateur automatisé externe (DAE) coûte entre 900 et 2 800 euros à l’achat selon la gamme, auquel s’ajoutent la signalétique, le support mural et la formation du personnel. Comptez ensuite 240 à 480 euros par an de maintenance (Companeo, 2026). |
| Poste de dépense | Fourchette | Fréquence |
| Achat de l’appareil | 900 € à 2 800 € | Unique |
| Électrodes de rechange | 30 € à 80 € la paire | Tous les 2 à 4 ans |
| Batterie | 100 € à 200 € | Tous les 2 à 5 ans |
| Contrat de maintenance | 50 € à 150 € par an | Annuel |
| Coût total sur 8 ans | 1 500 € à 4 000 € | — |
Ce budget ne couvre pas la formation de vos équipes aux gestes de premiers secours. C’est pourtant elle qui fait la différence au moment critique, bien plus que le modèle d’appareil choisi.
Ce qu’il est interdit de faire avec un défibrillateur.
| La loi n’interdit pas grand-chose : elle autorise au contraire toute personne, formée ou non, à utiliser un défibrillateur pour porter secours, et protège le sauveteur de bonne foi de toute poursuite. La seule vraie interdiction concerne l’usage sur une victime consciente qui respire normalement. |
▪ Ne jamais poser les électrodes sur une personne consciente qui respire normalement : l’appareil analyse le rythme cardiaque et refuse de délivrer un choc si celui-ci n’est pas fibrillable.
▪ Ne pas toucher la victime pendant la phase d’analyse ou au moment du choc.
▪ Retirer tout vêtement mouillé et sécher la poitrine avant de poser les électrodes, l’humidité pouvant perturber l’analyse.
▪ Écarter tout timbre médicamenteux ou implant métallique visible de la zone de pose des électrodes.
En dehors de ces précautions, aucune qualification médicale n’est requise pour intervenir (Croix-Rouge française).
Entretien et vérification : ce qu’il ne faut jamais oublier.
| Un défibrillateur non entretenu perd son utilité au moment où vous en avez besoin. Trois points de contrôle reviennent systématiquement : la date de péremption des électrodes, le niveau de charge de la batterie, et le voyant de fonctionnement de l’appareil, à vérifier au minimum une fois par mois. |
Un contrôle visuel mensuel suffit pour repérer une anomalie avant qu’elle ne devienne critique. Le contrat de maintenance annuel prend le relais pour les vérifications techniques plus poussées, tandis que les électrodes et la batterie se remplacent selon leur propre calendrier de péremption, généralement entre 2 et 5 ans.
Pourquoi le défibrillateur ne suffit pas sans formation aux gestes qui sauvent.
| Un défibrillateur automatisé externe guide vocalement son utilisateur, mais les premières minutes d’un arrêt cardiaque se jouent avant même la pose des électrodes : masser, alerter les secours, sécuriser la zone. Ce sont ces gestes que la formation secouriste enseigne, au-delà du simple usage de l’appareil. |
Chaque minute perdue avant le premier massage cardiaque réduit les chances de survie d’environ 10 % (Fédération Française de Cardiologie). Former vos équipes à la formation de secouriste du travail (SST) leur donne les réflexes de premiers secours en complément du défibrillateur : reconnaître un arrêt cardiaque, masser, positionner les électrodes correctement, sans perdre de temps précieux.
Une formation de sauveteur secouriste du travail (SST) couvre précisément cette chaîne d’actions : protéger la victime et les témoins, examiner la situation, faire alerter ou alerter les secours, puis secourir, y compris avec un défibrillateur si l’appareil est disponible. Vos collaborateurs formés savent dans quel ordre agir, sans attendre les secours pour commencer.
Cette obligation de compétence rejoint plus largement celle de la formation secouriste en entreprise, détaillée dans notre article sur les obligations de formation secouriste en entreprise.
Questions frequentes.
Est-ce obligatoire d’avoir un défibrillateur dans une entreprise ?
Non, sauf si votre entreprise exploite un établissement recevant du public (ERP) relevant des catégories concernées par le décret n° 2018-1186 du 19 décembre 2018. En dehors de ces cas, l’installation reste une démarche volontaire, de plus en plus recommandée par les acteurs de la prévention.
Où sont obligatoires les défibrillateurs ?
Dans les établissements recevant du public (ERP) de catégories 1 à 4 depuis 2020-2021, et dans certains ERP de catégorie 5 depuis 2022 : établissements sportifs, établissements de soins, structures pour personnes âgées ou handicapées, hôtels-restaurants et refuges de montagne, entre autres.
Qu’est-ce qui est interdit avec un défibrillateur ?
Il n’est pas indiqué d’utiliser un défibrillateur sur une personne consciente qui respire normalement : l’appareil analyse le rythme cardiaque et refuse de délivrer un choc si celui-ci n’est pas fibrillable. En dehors de ce cas, la loi autorise toute personne à s’en servir pour porter secours.
Peut-on travailler avec un défibrillateur ?
Oui. Aucune qualification médicale ni formation préalable n’est nécessaire pour utiliser un défibrillateur automatisé externe : la loi française autorise tout témoin à s’en servir pour porter secours, et l’appareil guide vocalement chaque étape. Une formation aux gestes qui sauvent reste toutefois recommandée pour gagner en assurance.
Quelle est la périodicité de vérification d’un défibrillateur en entreprise ?
Un contrôle visuel s’effectue au minimum une fois par mois : voyant de fonctionnement, date de péremption des électrodes, niveau de la batterie. Le contrat de maintenance annuel prend le relais pour les vérifications techniques plus poussées (Companeo, 2026).
| Visuel
Visuel a produire : Photo ou illustration d’un défibrillateur mural avec signalétique visible Emplacement : sous le chapeau Alt : Défibrillateur automatisé externe fixé au mur d’un local d’entreprise, avec sa signalétique |
Formez vos équipes aux gestes qui sauvent avec la formation SST
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Est-ce obligatoire d'avoir un défibrillateur dans une entreprise ?
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Dans les établissements recevant du public (ERP) de catégories 1 à 4 depuis 2020-2021, et dans certains ERP de catégorie 5 depuis 2022 : établissements sportifs, établissements de soins, structures pour personnes âgées ou handicapées, hôtels-restaurants et refuges de montagne, entre autres. -
Qu'est-ce qui est interdit avec un défibrillateur ?
Il n'est pas indiqué d'utiliser un défibrillateur sur une personne consciente qui respire normalement : l'appareil analyse le rythme cardiaque et refuse de délivrer un choc si celui-ci n'est pas fibrillable. En dehors de ce cas, la loi autorise toute personne à s'en servir pour porter secours. -
Peut-on travailler avec un défibrillateur ?
Oui. Aucune qualification médicale ni formation préalable n'est nécessaire pour utiliser un défibrillateur automatisé externe : la loi française autorise tout témoin à s'en servir pour porter secours, et l'appareil guide vocalement chaque étape. Une formation aux gestes qui sauvent reste toutefois recommandée pour gagner en assurance. -
Quelle est la périodicité de vérification d'un défibrillateur en entreprise ?
Un contrôle visuel s'effectue au minimum une fois par mois : voyant de fonctionnement, date de péremption des électrodes, niveau de la batterie. Le contrat de maintenance annuel prend le relais pour les vérifications techniques plus poussées (Companeo, 2026).
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